vent du Sud

En ce mois d’Octobre souffle Haize Egoa, le vent du Sud, traditionnel à cette époque, mais les médias en rajoute ( ils parlent de l’été indien ), ça fait de la pub ,et profite aux gens en vacances. Certains n’ayant pas ranger le maillot de bain,se promènent sur nos plages, les surfeurs ont de belles vagues, on parle ici de l’été de la Saint Martin.gorbeia5

Alors, certains  scrutent le ciel pour voir les vols de palombes, les uns pour leur tirer dessus, d’autres pour les compter….Mais les randonneurs, qui veulent profiter des couleurs splendides des arbres, chaussent leur souliers de montagne et vont par les sentiers faire des balades ou, l’appareil photo est l’outil indispensable, pour garder l’empreinte de ces paysages

On peut, aller par exemple en forêt d’Iraty, à condition ne pas aller sur certaines crêtes, notamment en Soule. Je propose, la rando suivante, à partir du chalet Pedro.Cela me ramène à ma jeunesse.J’ai connu, Iraty, en 1953, mon père ayant fait du reboisement, à l’endroit ou passe la rando. J’ai vu Pedro construire le petit barrage qui est avant le chalet, qu’il a construit de ces mains.La route n’existait pas, il y avait une piste montant de Mendive :de là partait un téléphérique, pou approvisionner le campement des forestiers, et redescendez avec des grumes de hêtres,pour la scierie. L’exploitation, c’est maintenue pendant la guerre de 39/45, et à servie pour la résistance, malgré la présence des allemands. Après la guerre,l’arrivée des engins par le biais des surplus américains, sonna le glas de cette exploitation.J’ai eu l’occasion de descendre avec la land rover que Pedro c’était procuré, pour aller de Saint Jean le Vieux à sa construction,  et , je m’en souviens, car Pedro n’avait pas le permis, et ça’ twinger ‘, sur la piste de descente, la route n’a été réalisée que bien plus tard.

Alors, ceux qui avaient le courage d’affronter la piste cahoteuse se retrouvaient dans une nature somptueuse, les palombes abondées, les truites étaient fort belles, les champignons montraient leurs têtes. Mais la route vint, le syndicat de Soule mit aux enchères les postes de chasse, construisirent des chalets, l’affluence vint sur les hauteurs, oh ! il y a certes beaucoup d’espace, mais ce ne fut plus pareil. Mais il ne faut pas regarder en arrière,on peut dans ce vaste massif trouver des sentiers peu fréquentés, et, si on y rencontre du monde, ce sont comme nous des amoureux d’Irati

Il faut espérer que tous ces visiteurs ramènent leurs déchets, et tout ira bien

Bonnes balades et découvertes

P.S. : je n’ai malheureusement plus de photos pour agrémenter mes propos ; j’ai été cambriolé, et, on m’a volé mon ordi et mon disque dur…